Grand ensemble, immeuble ou lotissement

 

Régime de la copropriété

  • Copropriétés classiques

Association Syndicale de Propriétaire (ASP) :

  • ASL : Association Syndicale Libre
  • ASCA : Association Syndicale Autorisée
  • ASCO : Association Syndicale Constitué d’Office

Association Foncière Urbaine (AFU) :

  • AFUL : Association Foncière Urbaine Libre
  • AFUA : Association Foncière Urbaine Autorisée
  • AFUF : Association Foncière Urbaine Forcée

Union d’Association Syndical (UAS) :

  • ASP : Association Syndicale de Propriétaire
  • AFU : Association Foncière Urbaine

https://www.destinationimmo.com/article-homelinks-la-gestion-d-incidents-facilitee-entre-syndic-et-residents

 

Les problématiques d’une copropriété sont bien connues : réussir à fluidifier la communication entre tous les acteurs de façon à faire avancer la gestion des événements. C’est là-dessus que se concentre Homelinks, comme nous l’explique son fondateur, Franck de Dieuleveult.

Qu’est-ce que Homelinks ?

Une start-up qui anime une plateforme de services pour la gestion immobilière. Les quatre acteurs d’une copropriété sont adressés : les professionnels, dont le syndic ; le conseil syndical ; les particuliers résidents ; les prestataires extérieurs, pour 3 types de fonctionnalités : la gestion des incidents, les sondages concernant les travaux, et l’actualité de la résidence.

Quels avantages pour une copropriété ?

Beaucoup d’efficacité et de réactivité. Pour les syndics, c’est un outil si utile qu’il peut contribuer à fidéliser un personnel d’administrateurs souvent épuisés : en moyenne ils gèrent 50 immeubles ; dans chacun d’entre eux on compte 100 incidents par an. Pour 220 jours ouvrés dans l’année, vous voyez ce que ça donne. Homelinks fait gagner 30 % de ce temps précieux.

Donnez-nous un exemple : quand l’ascenseur est en panne ?

D’abord un résident constate la panne. Il la déclare, en choisissant les destinataires (ici ce sera le gestionnaire de l’immeuble et le gardien). Il ne rédige rien, il coche la case panne d’ascenseur. Il précise que ça concerne les parties communes, ainsi tous les autres résidents savent que la panne est signalée. Il peut ajouter descriptif et photos.

Ensuite le gestionnaire a reçu l’alerte sur son fil d’actualité. Il missionne le prestataire, qui reçoit l’ordre de mission avec tous les détails nécessaires, sur le fil d’actualité de l’appli (ou par SMS ou email).

Enfin le prestataire accepte et cale l’opération sur le calendrier (chacun saura quand l’appareil sera à nouveau fonctionnel). Il envoie sa facture et l’événement est archivé.

Le calendrier peut aussi recevoir et diffuser des événements qui intéressent tout le monde : le début d’un ravalement, ou un déménagement par exemple.

Les utilisateurs ont le choix des destinataires auxquels ils adressent leurs informations, parmi ceux qui sont pertinents. Cela fluidifie la communication et la résolution des incidents en est accélérée. L’information est centralisée, pour éviter les redondances et pour que les process soient rationalisés. Homelinks est une API qui se connecte aux logiciels métier existants.

La gestion des sondages, qu’est-ce que c’est ?

Il s’agit de réunir les avis des copropriétaires à propos de dépenses inférieures à 3000 €. Les personnes concernées sont sollicitées par le syndic, et les réponses sont indexées selon l’importance relative des répondants au sein de la copropriété. Nous mettons au point une certification des résultats garantie par une blockchain.

Depuis quand existe Homelinks ?

Nous avons lancé le produit en 2018. Il gère actuellement environ 20 0000 lots, et beaucoup d’autres sont en cours de mise en place. Nous nous chargeons de toutes les reprises de données.

Nous cherchons aussi à élargir les services gérés, à créer du contact et du lien entre résidents, avec par exemple des start-up du parking.

Nous mettons en place un partenariat avec la Poste, qui offre de nouveaux services : via Homelinks, on pourra mandater un facteur pour un relevé de compteur, une prise de photo pour constater une fin de chantier, une prise de métrés, une notification d’incident dans les parties communes…

20 février 2019

 

Pouvez  vous  nous  raconter la genèse de Homelinks ?

Homelinks est né de l’idée que, grâce aux nouvelles technologies, des liens différents et nouveaux peuvent exister dans les immeubles, dans les résidences. C’est aussi l’origine de notre nom !

“La France est un pays de locataires” et pourtant cette majorité est silencieuse. Quel paradoxe ! Un immeuble compte en moyenne 60 à 80 occupants et ce nombre peut être multiplié par deux ou trois si l’on y ajoute l’ensemble des propriétaires bailleurs et des prestataires de tout ordre. Alors que ces personnes sont quasiment toutes dotées d’un ordinateur et d’un smartphone, ce sont toujours les lois de la fin des années 60 promulguées par le Ministère de la Justice qui encadrent l’organisation des échanges. Un exemple parlant : un locataire parle à son propriétaire de son logement, tandis que ce même propriétaire doit passer par le conseil syndical, qui lui seul est autorisé à représenter le syndicat de copropriété auprès du syndic. Quant aux copropriétaires, il verront leur gestionnaire une fois tous les 365 jours lors de l’assemblée générale.
Mon associé et moi-même, en tant que résidents dans des logements collectifs, avons connu ces situations invraisemblables. Nos constats se sont rejoints et ont naturellement entraîné ces deux questions : “comment améliorer la vie de l’immeuble ? Comment moderniser le fonctionnement de l’immeuble” . C’est la genèse de Homelinks.


En quoi et  comment il possible  aujourd’hui’hui de  fluidifier les échanges  dans  un immeuble ?
Si l’e-mail est pratique et couramment utilisé, il n’est pas pour autant systématiquement lu ni même ouvert ou reçu.
Et il en est de même pour les courriers postaux, les affiches, les messages vocaux ou encore les SMS. L’application de Homelinks ordonne et redirige toutes les communications entrantes. Elle les fiabilise via un canal de communication unique. Notre fil d’actualité présente les posts par ordre chronologique et ils peuvent être triés dans la logique du “workflow”. Les moyens de recherche de l’information sont multiples et l’historisation de tous les échanges facilite l’accès aux données. Notre objectif n’est pas d’apprendre aux professionnels leur métier mais de leur donner un accès rapide à la masse de données qu’ils doivent gérer.

 

Entre  les acteurs d’un immeuble,  qu’ils soient gardiens, locataires ou directeur   de copropriété, quels intérêts  ils ont  en  commun ?
Simplifier les échanges, c’est ce à quoi tout le monde aspire. Les jeunes actifs ne conçoivent que la digitalisation du service pour leur immeuble, quant à leurs ainés, ils n’ont tout simplement pas le temps pour l’administratif. Tout doit aller plus vite, tout doit être plus facile d’accès. Un espace de communication en temps réel pour son immeuble, c’est la garantie d’être écouté pour les résidents et, pour les professionnels, c’est le moyen de gagner du temps en étant plus efficace.


Vous affirmez sur  votre  plateforme qu’il y a encore « des potentiels inexploités », Lesquels ?
Pour les professionnels de l’immobilier, le gain de temps peut se transformer en une amélioration des services rendus à leurs clients.  Des relations plus transparentes et plus efficaces avec les prestataires seront le terreau d’une relation de confiance.
Et pour les particuliers, à la différence des réseaux sociaux, ces liens sont bien réels et intergénérationnels et leurs axes sont multiples (entraide, partage, achat groupé…).



En quoi un réseautage dans  un immeuble va rendre  la vie  agréable et valoriser  les  talents ?
Selon l’Insee, on dénombrait en 2017 60% de logements collectifs dans les villes de plus de 100 000 habitants et jusqu’à près de 80% dans l’unité urbaine de Paris. La population urbaine qui vit en immeuble est majoritaire mais morcelée ce qui est une contradiction si l’on considère leurs besoins affinitaires. Avec moins de 45 000 gardiens encore en activité, le lien social a perdu son principal vecteur alors que les besoins demeurent. Nous sommes persuadés que les immeubles peuvent devenir autre chose que des contenants de béton et que son contenu mérite d’être révélé.

 

Plus  d’un français sur deux habite dans  un logement  collectif, un univers qui a ses habitudes. Vous  avez été déjà confronté  à des freins ?
Nous n’avons pas vocation à changer la nature humaine. En revanche, nous pouvons apporter davantage de transparence, de réactivité et de convivialité dans l’immeuble.
La résistance au changement existe et nous ne la nions pas. Alors, nous nous sommes mis à la place des utilisateurs en veillant toujours à rester simple et utile pour chacun d’entre eux.
Pour être concret, les freins que nous rencontrons sont les mêmes que ceux qu’a rencontré et dû levé Facebook avec sa messagerie instantanée WhatsApp ou avec son réseau social d’entreprise Workplace.
C’est à dire de ne plus utiliser systématiquement sa boîte e-mail pour tous ses échanges afin d’éviter la submersion. L’objectif est donc de canaliser ses tâches afin de maîtriser (et d’optimiser) son temps. Chaque tâche étant instanciée, il devient facile de trouver l’information, de savoir qui en est l’émetteur, de quand elle date et avec qui et quand elle a été partagée.

 

Peut-être que les locataires  vont  adhérer à  Homelinks,  mais  vous  ne   craignez pas le  corporatisme  des  professionnels ?
Non, bien au contraire !
Un cabinet regroupe souvent plusieurs activités telles que le syndic, la gestion locative et la transaction.
Il arrive que l’organisation propre d’un cabinet immobilier isole chaque activité et que, du coup, les mêmes clients d’un cabinet soient également isolés, ce qui est dommage. En effet, selon les âges et les priorités de la vie, on s’adresse à des interlocuteurs professionnels différents : location, achat, gestion locative…
Les différentes étapes peuvent être accompagnées par un même cabinet qui parvient, si la confiance est installée, à proposer son offre de service à un client connu et reconnu. En d’autres termes, les locataires qui représentent plus de 60% des résidents en France sont de futurs clients à re-découvrir.

 

Entre les  différentes  catégories  d’immeubles pouvez vous nous décliner les offres de Homelinks ?
La répartition du parc immobilier des logements collectifs se décline en plusieurs paliers, des immeubles de moins de 10 lots à ceux de plus de 100 lots. Et, il est naturel de penser que les petits ensembles seront mieux gérés et auront un fonctionnement et un “état d’esprit” meilleurs que les grands.
Toutefois, il arrive régulièrement de voir des conflits naître dans une petite copropriété, même si ceux – ci peuvent être atténués par la présence d’un syndic bénévole. Nous proposons justement une offre freemium adaptée aux syndics bénévoles tout comme aux conseils syndicaux. Les gestionnaires immobiliers et les prestataires qui ont des contraintes inhérentes à leurs professions peuvent s’appuyer sur Homelinks pour faciliter leur interaction ainsi que les échanges avec les particuliers. Dans tous les cas, le fil d’actualité renforcé par le calendrier dédié permet d’afficher tous les posts par immeuble : événements, actualités ou encore sondages ponctuels destinés à des groupes définis ou à l’ensemble de la résidence. Tous les acteurs seront également identifiés dans l’annuaire de l’immeuble avec une gestion sécurisée des droits et des accès par profil. Enfin, la modération permet d’éviter tout excès lié à des points de désaccord.


Professionnellement  vous ne venez pas du milieu de l’immobilier.  Qu’est Ce Qui a,motivé  votre démarche ?
J’ai toujours été un citadin et, enfant , j’habitais dans un immeuble de plus de 100 lots. Plus tard, ayant accédé à la propriété, j’ai assisté à mes premières assemblées générales et j’ai touché du doigt des situations complexes qui semblaient inextricables. Mon travail m’a amené à beaucoup voyager et j’ai toujours trouvé intéressant de comprendre comment les différentes cultures gèrent les conflits (passionnée, rationnelle, méthodique…). Chez Homelinks, nous aidons à désamorcer les nombreux petits problèmes pour éviter qu’ils ne grandissent et dégénèrent. Se loger est un besoin primaire et, de fait, parle à tout le monde. Se connecter aux autres est un autre besoin qui s’est amplifié depuis la généralisation des smartphones et des réseaux sociaux. Le secteur de l’immobilier a débuté sa mue digitale par les objets connectés et la numérisation administrative. Homelinks va droit vers les services de l’immeuble et l’expérience utilisateur de ses acteurs.



Vous êtes  à quel stade du développement de la start up ?
Après la phase de développement et les premiers tests réalisés dans des immeubles pilotes, notre solution est désormais parfaitement opérationnelle ! Homelinks a conçu sa plateforme en travaillant à “livre ouvert” avec ses futurs clients (administrateurs de biens, prestataires, promoteurs) et s’est développé dans un écosystème de partenaires motivés par la co-construction. Nous faisons avancer à grande vitesse tous les axes de développement (recrutement, financement, technologie, commercialisation) car les demandes clients ne peuvent pas attendre. En parallèle, nous avons débuté un test grandeur nature avec une grande entreprise française multi métiers en nous plaçant comme connecteur entre eux et les gestionnaires de parcs immobiliers.